![]() |
|
| 208 document(s) | [ Other Pages: 1 2 3 4 5] | Other request ? | Autre recherche ? |
MALRAUX, André. Ecrivain et homme politique français (1901-1976).
Carte de visite avec note autographe [adressée au critique d'art Jacques Lassaigne]. S. l. n. d.
En remerciement d'un envoi.
[André Malraux] "Avec ses compliments pour vos "Impressionnistes", et ses remerciements pour avoir eu l'attention de les lui envoyer."
|
Best View |
MARAIS, Jean. Acteur français (1913-1998).
PAS [au peintre et graveur Claude Raimbourg]. [Vallauris?], le 2 janvier 1984 Sur 1 page in-4, écriture large.
Ses vœux pour la nouvelle année, remerciements pour une "belle litho".
MARAIS, Jean. Acteur français (1913-1998).
PAS [au peintre et graveur Claude Raimbourg]. Vallauris, le 13 juillet 1984 Sur 1 page in-4, écriture large.
Des excuses pour un service qu'il ne peut rendre à son correspondant : "Je suis navré de vous décevoir, mais je suis incapable de faire une préface, ce que vous souhaitez".
Egalement peintre, potier et sculpteur, Jean Marais, s'était installé à Vallauris à la fin de sa vie où il avait ouvert une galerie.
MARTIN DU GARD, Roger. Ecrivain français (1881-1958).
LAS au peintre portraitiste Paul-Albert Laurens. [Bellême], le 11 février 1926 1 page in-4.Trou de brûlure en marge supérieure sans atteinte au texte.
Au sujet d'un portrait d'un proche récemment décédé : "Je suis ravi! […] Votre attention abolit la distance et me rend soudain l'ami absent. Et sous son meilleur jour. […] Et ma joie n'est pas exclusivement égoïste. Je me réjouis profondément que ce témoignage existe, et que votre maîtrise ait pu lui donner tout ce qu'il faut pour durer par soi-même. Heureux le grand homme qui vous a mérité!" …
MASSON, Madeleine. Journaliste, historienne et auteur de pièces de théâtre.
PAS à Monsieur Jean Lambert. Porquerolles, 29 septembre 1947 Carte postale, écrite en anglais.
"I was enchanted with your wonderful present. You are kind. Must I write thank Monsieur Gide or will you do that for me. I am looking forward to coming home as I have been madly gay but am now having a few days of rest in this divine place.The season is over and it is peaceful and unalterably beautiful. I'll ring you when I return. My love to Catherine and to you."
MAUCLAIR, Camille. Critique et essayiste français (1872-1945).
LAS à un "cher monsieur et ami". St Leu la forêt, le 8 janvier 1918 4 pages in-12.
Description d'une période difficile due à un hiver particulièrement rigoureux où "[sa] femme est épuisée par l'entérite membraneuse, et [lui], dans cet hiver cruel, avec une poitrine qui fut toujours de papier, [a] fini par prendre une bronchite avec forte fièvre". Il continue néanmoins le travail : "Les journaux n'attendent pas, il faut gagner sa vie, il faut être malade debout" […] "Nous nous reverrons, cette crise finira bien et ceux qui sont faits pour s'affectionner se retrouvent. Je dis cela comme le vieux distique chinois: "Mais les choses qui sont faites pour s'unir s'unissent rarement". Je ne veux pas croire qu'il soit vrai en occident!" ...
Fondateur avec Lugné-Poe du Théâtre de l'Œuvre en 1893, il publia de nombreux ouvrages de voyages et des essais sur le symbolisme (Stéphane Mallarmé, 1894).
|
Best View |
MAUPASSANT, Guy de. Ecrivain français (1850-1893).
Dessin original de sa main. S. d., [ca 1873 ] Trois petits dessins à l'encre noire (référence à l'Egypte?), 4 x 4,5 cm ; 5,5 x 7 cm ; et 7 x 10 cm sur une page in-8.Rousseurs.
Trois amusantes caricatures. Le premier dessin représente un gardien de zoo à l'air idiot. Sur le second, le même personnage nez à nez avec un chameau. Le troisième dessin représente un ecclésiastique et un militaire, visiblement saouls, sur une route de campagne, le premier tenant le sabre de l'autre à la main, et le second, le missel ou la bible du premier.
Provenance : correspondance de Léon Fontaine, ami de Maupassant et membre de "L'Union", groupe de ses amis d'Argenteuil, où il était surnommé "Petit Bleu".
Sous le dessin : "Croquis de Guy de Maupassant" de la main de Fontaine.
Guy de Maupassant a vingt ans quand la guerre contre la Prusse éclate. Il est affecté dans l’Intendance à Rouen et participe sous la neige à la déroute française lors de la campagne de l'Eure. Suite à sa démobilisation en 1872, les horreurs de la débâcle lui resteront en mémoire, et feront de lui un antimilitariste convaincu.
|
Best View |
MERIMEE, Prosper. Ecrivain français (1803-1870).
LAS [à Emile Littré]. Château de Compiègne : 28 novembre [ 1859 ] 1 page 1/2 in-8.
Un compte rendu des démarches effectuées pour obtenir une pension pour Madame Comte (la femme d'Auguste Comte, décédé deux ans auparavant). Annonce de la mort de l'égyptologue Ch. Lenormand (1802-1859).
Une des raisons majeures de la rupture entre Comte et Littré était l'amitié que ce dernier entretenait avec Caroline Comte, l'épouse haïe.
MICHELET, Jules. Historien français (1798-1874).
2 petites LAS [à Emile Littré]. S. l., 1860 -1862 Sur 2 pages in-8.
"Je ne puis vous dire la grande impression que j'ai du colossal monument que vous élevez, de la solidité de ses assises, de cette méthode admirable empruntée aux sciences naturelles. Je suis heureux de votre gloire."…
MONNIER, Henri. Dramaturge et caricaturiste français (1799-1877).
LAS à M. Arnault. [janvier 1829 ] 2 pages in-8 avec adresse.
"Je fais en ce moment un roman de longue haleine et je pars tantôt à 4 heures pour Troyes de là plus loin encore pour me reposer un peu tout en cabotinant des ennuis de la capitale et voir du nouveau." […] "MM. Mayen et Comon ne m'ont jamais fait l'honneur de me répondre. J'ai traité avec Souverain. Quant à la réimpression de mes scènes populaires en 18 je vous prie de voir dans vos amis et connaissances. Je m'engage à fournir gratis les dessins sur bois. Sans la gravure bien entendu et nous aurions six volumes à réimprimer" …
MONNIER, Henry.
Lettre autographe signée du dramaturge et caricaturiste français (1799-1877), qui créa avec le personnage de Joseph Prudhomme le type du bourgeois fat et insignifiant qui le rendit célèbre. A "Monsieur" (le fils d'un de ses amis), sans lieu ni date ; 2 pages in-8 sur papier bleu.
Extrait : "J'accepte avec grand plaisir l’hospitalité que vous voulez bien m'offrir et vous pouvez dès à présent me compter au nombre de vos fournisseurs. Bien des amitiés au papa." (…) "Les fils de nos amis sont les nôtres dirait mon fils Prudhomme pour moi."
[New York Liberal Club] E. LITTRE
Certificat à l'élection de membre actif au "New York Liberal Club" d'Emile Littré.
,,
,
,
, New york, 1871 Une page (28/21,5 cm) imprimée.
E. Littré est nommé académicien en 1871, un an avant la parution de son fameux dictionnaire. Il est élu la même année Membre Actif au "New York Liberal Club for the promotion of Science, Litterature and Art".
NISARD, Désiré. Journaliste et écrivain français (1806-1888).
LAS à son "bon [Emile] Littré". S. l. n. d. 1 page 1/2 in-8, adresse.Mouillure en bas de feuillet.
A propos d'une future traduction de Littré. "Paulin m'a dit il y a quelques temps que vous seriez disposé à traduire Pline l'ancien dans votre collection des classiques anciens. […] En vos mains, mon ami, ce sera un chef d'œuvre. […] Paulin vous a peut être dit quelque chose du prix. Il et médiocre, surtout pour les hommes comme vous!"…
PAGNERRE, Laurent-Antoine. Editeur français.
LAS à "Monsieur Porion". Paris, le 21 janvier 1852 2 pages in-8 sur papier à en-tête de sa librairie. On joint un portrait lithographié.
En accompagnement d'un envoi : " […] Veuillez recevoir mes sincères excuses et permettez-moi d'espérer que vous voudrez bien agréer, non comme une rémunération que je n'oserais vous offrir, mais comme un souvenir reconnaissant, pour le bon travail que je dois à votre talent, quelques uns des produits [de] mon propre travail."
Il fut secrétaire général du gouvernement provisoire en 1848, et l'un des créateurs du comptoir d'escompte. Sa librairie dut son développement et sa réputation particulière à ses relations avec les écrivains du parti radical : Lamennais, Timon, Louis Blanc, etc.
PAULHAN, Jean. Ecrivain, critique et éditeur français (1884-1968).
2 LAS à Jacques Chardonne. S. l. n. d. 2 pages 1/2 in-16.
"Merci, mon cher Jacques. C'est vrai que j'aurais voulu savoir très bien danser (c'est entre nous. Chaque fois, je donnais à mon professeur les plus grands espoirs. […] A la fin je dégoûtais tout le monde. (Je crois que c'est parce que je ne comprends rien à la musique)" …
"Un "Chardonne", j'aimerais bien. Mais d'ici décembre c'est sûrement impossible : j'ai la tête prise ailleurs (et bien prise). Bien étrange, la note de Th. Sur l'amour dans la poésie : j'y réfléchirai. Le "Waterloo" me paraît complètement idiot. Tout le monde a déjà lu ça dans les almanachs Vermot de gauche." …
PAULHAN, Jean. Ecrivain, critique et éditeur français (1884-1968).
Petite LAS à un "cher ami". S. l. n. d. 1 page 1/2 in-16.
Un léger incident nous a obligés à quitter la rue des Arènes pour une banlieue, où la vie n'est pas si facile. Où je puis du moins travailler avec beaucoup de calme (aux "Fleurs II"). […] Pour le prix du roman, voici [Marcel] Arland, après vous, éliminé. On le donnera à quelque José Germain."
PAULHAN, Jean. Ecrivain, critique et éditeur français (1884-1968).
LAS au gastronome Maurice Edmond Saillant dit Curnonsky (1872-1956). [Paris, 1944 ?] 1 page in-12 sur papier à en-tête de la NRF.
A propos du peintre Emile Compard (1900-1977) : "Félix Fénéon, passé 1886, n'a parlé à ma connaissance d'aucun peintre avec l'attention, le respect - et même le soucis d'explication - qu'il donne à M. Emile Compard. [...] Pourquoi M. Compard n'expose-t-il plus à Paris? Ce n'est pas juste." ...
PINEUX DUVAL, Alexandre Vincent. Comédien, poète et auteur dramatique français (1767-1842).
LAS "A.V. Duval" à "Monsieur le Général". Paris, le 7 novembre [ 1833 ] 1 page in-4 à en-tête de la Bibliothèque de l'Arsenal.
M. le Ministre de l'Instruction publique m'ayant annoncé […] qu'il m'avait choisi pour faire partie de la Commission chargée du projet d'échange relatif à la Bibliothèque de l'Arsenal, je […] serai à vos ordres toutes les fois qu'il vous plaira de me faire l'honneur de me convoquer pour la discussion de cet important objet".
Il fut directeur de l'Odéon de 1810 à 1815 et du théâtre Louvois, et administrateur de la Bibliothèque de l'Arsenal. Une de ses pièces, "Édouard en Écosse", à tendances royalistes, le conduisit à s'exiler pendant plusieurs mois.
Cet auteur fécond et populaire a laissé une soixantaine de pièces de théâtre, comédies, drames, opéras comiques.
PLANCHE, Gustave. Ecrivain et critique français (1808-1857).
LAS à un "cher ami". Le mardi 19 août 1846 1 page 1/4 in-4.
Un long scénario de roman qu'il conseille modestement : "Voici, mon cher ami, comment je conçois le développement de votre pensée. Je n'ai jamais rien inventé ; peut être suis-je destiné à ne jamais rien inventer. Vous devez donc accueillir mes conseils avec réserves. Je vous dis comment je comprends l'enchaînement des idées. C'est à vous de transformer le raisonnement en action, les idées en personnages." […] "Donnez la vie à mes idées si vous les trouvez dignes de vivre." …
PONSARD, François. Dramaturge français (1814-1867).
LAS à "madame". Spa, s. d. 4 pages in-8.
Longue lettre sur son "Ulysse" : "Je vous remercie de l'hospitalité que vous avez donnée à Ulysse" […] "Ulysse est descendu une seconde fois aux champs Elysées, et n'y a pas vu seulement l'ombre des grands hommes. La première représentation a été un peu troublée ; le public s'est effarouché de certains détails naïfs et de la simplicité du langage. Mais je n'aurais eu aucune raison de mettre Ulysse sur la scène, si ce n'avait pas été pour représenter les mœurs rudes et primitives de cette époque, et pour reproduire, selon mon pouvoir, le langage d'Homère" ...
[PREVERT, Jacques].
Photographie originale d'André Villers représentant Jacques Prévert assis sur une terrasse parisienne, une cigarette à la bouche. Le bout incandescent de la cigarette retouché en rouge. [Paris], 1957 Photographie 400 x 295 mm, présentée sous cadre.Bel envoi autographe de Jacques Prévert à René Bertelé, au feutre.
PREVOST, Marcel. Ecrivain français (1862-1941).
Manuscrit autographe signé intitulé "Diverses R[eprésentations]. P[roportionnelles]". S. l. n. d. [ca 1935 ] 3 pages in-4. Probablement un premier jet, nombreuses additions et corrections.
Article probablement destiné aux chroniques de "Paris-Soir". Marcel Prévost y disserte en homme averti des problèmes parlementaires sur la fameuse représentation proportionnelle. "Bien que son enfantement s'annonce laborieux, il est probable qu'une nouvelle R. P. verra le jour au cours des deux ou trois mois prochains. Les gens de ma génération, et même de générations plus récentes, en ont déjà connu une. Il s'agissait alors d'assécher ce que Briand avait dénommé brutalement les "mares stagnantes" c'est à dire, ni plus ni moins, ce groupement étroit qui s'appelle en France l'arrondissement. […] Paul Painlevé m'a assuré naguère qu'il existe en Belgique une autre R. P. des plus rationnelles, à laquelle ni le sens commun ni la mathématique n'ont rien à reprendre. Il a essayé de me l'expliquer. J'ai fait, prématurément, semblant d'avoir compris"…
PREVOST, Marcel. Ecrivain français (1862-1941).
LAS à Raoul Aubry au journal "Le temps". [Paris], le 14 mai 1907 1 page in-12 sur carte-letttre avec adresse.
"J'ai déjà répondu au "Siècle". Et voilà ma pensée sur ce point. Aucune propriété n'est plus sacrée que la propriété littéraire (ou artistique) puisque c'est une CREATION. L'objection accoutumée, que la société a fourni à l'auteur la matière de son œuvre, n'est pas valable. Le propriétaire d'une maison en a pris, lui aussi, les pierres et le bois sur le patrimoine de l'humanité. Et on ne le dépossède jamais. Des politiciens ignorants soutiennent dans les parlements que le public gagne à l'abolition des droits d'auteur. Mensonge. Quelques éditeurs y gagnent peut-être, et encore! Les auteurs vivants sont moins chers que les morts, surtout avec les habitudes nouvelles d'éditions à bon marché. Et, comme je l'écrivais à votre confrère, Hervieu a été publié à 95 centimes avant Molière."
PREVOST, Marcel. Ecrivain français (1862-1941).
LAS [à Raoul Aubry]. S. l. n. d. 1 page in-8 sur papier bleu à son adresse.
"Cher monsieur et ami, votre choix est fort judicieux et votre préface trop gracieuse. Il n'y a qu'un fragment que je voudrais ajouter. C'est un morceau sur "L'âge ingrat" dans la revue des 2 mondes du 1er avril (demain). Et peut être aussi un morceau assez émouvant sur le "baiser" dans M. et Mme Molach"…
PREVOST, Marcel. Ecrivain français (1862-1941).
PAS [à Raoul Aubry]. [Vianne], le 2 mai 1912 1 page petit in-8 sur papier à son adresse.
Mot accompagnant un envoi d'épreuves . Il propose de "grouper les idées sur certains titres".
[PREVOST, Marcel]
Article autographe intitulé 'Visage de Paris" probablement paru dans "Paris-Soir". Printemps 1939 ? Quatre pages sur quatre feuillets in-4. De nombreuses ratures et corrections.
"Faisons le bilan moral de la dernière semaine française : j'essaye de l'établir au moment où elle s'achève, sans risquer aucun pronostic sur celle qui suivra. […] Or la pièce que j'ai tirée du roman a eu environ 500 représentations à Paris de 1892 à 1919. Mais que c'est loin!.."
PREVOST-PARADOL, Lucien. Journaliste français (1829-1870).
LAS à un "Cher Monsieur". Paris, s. d. 4 pages in-12.
Sur la publication de "Quelques pages d'Histoire contemporaine", recueil de ses lettres au "Courrier du dimanche". "Il n'y aura dans ce petit volume rien D'INEDIT qu'une courte préface que je vous donnerai bien volontiers en épreuves si vous y voyez quelque utilité […] Quant à mon livre "Démocratie et liberté" qui traite des institutions de la France, le Sénatus-consulte de cette année ne permettra guère d'en détacher aucun chapitre dans une revue" ...
Redoutable polémiste, il s'opposa à Napoléon III, puis accepta le poste d'ambassadeur aux États-Unis. Il se suicida à l'annonce de la déclaration de guerre de la France à la Prusse.
PREVOST-PARADOL, Lucien-Anatole. Journaliste français ( 1829-1870).
LAS à un "cher et illustre confrère" [Emile Littré]. 1869 1 page in-8.
"Permettez-moi de recommander à votre bienveillant accueil Monsieur Maurice Cristal, critique musical de la "Revue Contemporaine" et du "Correspondant" qui désire avoir l'honneur de vous entretenir."
Redoutable polémiste, il s'opposa à Napoléon III, puis accepta le poste d'ambassadeur aux Etats-Unis. Il se suicida à l'annonce de la déclaration de guerre de la France à la Prusse.
PREVOST-PARADOL, Lucien-Anatole. Journaliste français ( 1829-1870).
LAS à un "Monsieur". Etretat, s. d. 1/2 page in-8.
"Je viens de recevoir la fin de la Boétie qui manquait au travail que je vous ai remis, et je m'empresse de vous l'envoyer."
Redoutable polémiste, il s'opposa à Napoléon III, puis accepta le poste d'ambassadeur aux Etats-Unis. Il se suicida à l'annonce de la déclaration de guerre de la France à la Prusse.
RACHILDE.
Manuscrit autographe signé : "Les romans", publié au Mercure de France. S. l. n. d. [ 1899 ] 12 pages in-4 à l'encre noire avec annotations au crayon de couleur. Cachet du Mercure de France avec la date 16 juin 1899.
Rachilde se maria en 1889 avec Alfred Vallette avec lequel elle participa à la fondation du Mercure de France, auquel elle collabora pendant de nombreuses années, y tenant la critique des romans et des nouvelles. Dans le manuscrit ici présent, elle rend compte de 15 romans publiés pour certains aux éditions du Mercure de France :
- La possession, par Charles-Henry Hirsch
- L'ornement de la solitude, par André Fontainas
- Amours rustiques, par Hubert Krains
- Les couches profondes, par Pierre Veber
- Les morts qui parlent, par de Vogüé
- Les deux muffin, par G. Delthil…
RAMEAU, Jean. Poète et romancier landais (1858-1942).
Poème autographe signé intitulé "La Promesse". S. l. n. d. Cinq strophes de quatre vers sur 1 page in-4.Déchirures sans atteinte.
"Il était écolier, elle était écolière./ Elle s'appelait Lise, il s'appelait Romain./ Elle, panier au bras ; lui sac en bandoulière/ allaient et revenaient en se donnant la main." …
RAMEAU, Jean. Poète et romancier landais (1858-1942).
LAS à un cher Monsieur [Descubes?]. S. l. n. d. 2 pages 1/2 in-8 sur papier à en-tête du ministère des travaux publics.
A propos d'un tableau : "Voici de quoi il s'agit : un tableau refusé par le jury du Salon et que je serai très heureux de voir "repêche" […] Je m'intéresse à ce tableau, car c'est mon portrait. L'auteur est Consuels Fouls qui n'a jamais été refusé jusqu'ici. […] J'ai couru au ministère et j'ai écrit à Monsieur Yves Guyot. Lira-t-il ma lettre? […] On pourrait sans doute agir du côté de M. Larroumet?" …
RESSEGUIER, Comte Jules de. Homme de lettres français (1789-1862).
LAS "Jules" au poète Emile Deschamps. Le samedi 27 janvier 1838 1 page in-8.D'ne autre main, en tête de lettre : "Jules de Rességuier". On joint un portrait lithographié.
"[…] Je fais quelques visites avant l'apparition de mon livre : car je n'oserai peut-être plus paraître quand il aura paru. Cependant, cher Emile et chère Aglaé, alors et toujours obtenez-moi les bonnes grâces et toutes les grâces des charmants habitants de Chassaignes. Je veux éternellement crier : Auvergne à moi! Dussé-je mourir après ce cri héroïque et historique." …
Introduit dans les salons littéraires de la capitale, il fut de ceux qui fondèrent "Le conservateur littéraire" puis "La Muse Française" avant de passer aux "Annales romantiques". A l'exception de son roman "Almeria" (1835), l'œuvre de Rességuier se compose de trois recueils de vers : "Tableaux poétiques" (1828), "Prismes poétiques" (1838) et "dernières poésies" (posth., 1864).
RIBEMONT-DESSAIGNES, Georges. Ecrivain et artiste dada français (1884-1974).
PAS à un "Cher Ami". Neauphle-le-Château, 30 octobre [? ] 1/2 page in-4.
Billet accompagnant un envoi.
RICTUS, Jehan. Ecrivain et dessinateur français (1867-1933).
LAS à Charles-Henry Hirsch. Bastia, le 23 avril 1928 1 page 1/2 in-8.
Lettre de condoléances adressée à l'écrivain à la suite de la mort de sa mère : "Croyez que je suis de ceux qui prennent le plus particulièrement part à votre deuil et qui déplorent, le plus, la perte de l'excellente femme qu'était votre maman. Je n'ai pas oublié son sourire qui accueillait avec tant de bonté ma jeunesse pauvre et désolée, jadis… à Asnières."…
[RIMBAUD et VERLAINE]. MOUQUET, Jules.
LAS de Jules Mouquet (1867-1946) à "Mon cher ami". 16 février 1934 3 pages 1/2 in-12.
Jules Mouquet, auteur de "Rimbaud raconté", remercie un ami de son chaleureux appui:
"[...] Votre bonne lettre à propos de "Rimbaud raconté" m'a fait un plaisir extrème. Je me suis placé uniquement sur le plan littéraire. J'ai donné tous les documents, sans coupures, autrement je les aurais falsifiés. Je n'avais surtout pas à JUGER deux grands, très grands poètes. "Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge?". Depuis Baudelaire, morale et poèsie sont choses définitivement distinctes.
[...] Les vers de Verlaine, [...] sont magnifiques, et comme on les sent sincères! C'est dans cette seule langue rythmée que le poète pouvait s'exprimer en toute franchise… L'homme, à l'époque où il vivait, ne pouvait pas ne pas ruser : de là, la comédie de ses lettres. Je ne la lui reproche pas : n'oubliez pas que sur le seul soupçon de ses relations avec Rimbaud, tous les poètes amis s'étaient détournés de lui. Qu'aurait-ce été, s'il avait avoué?...
Et puis, ils ont tant souffert, l'un et l'autre!
Et pour nous, il n'y a que le résultat qui compte, c'est à dire l'oeuvre prodigieuse du poète des "Illuminations" [...] et celle non moins admirable du poète de "Fêtes Galantes" [...].
Le "Rimbaud raconté" facilitera l'étude de ces deux poètes aux érudits [...]".
|
Best View |
[ROSTAND, Edmond].
Dossier concernant la création (le 28 décembre 1898) puis diverses représentations de "Cyrano de Bergerac", provenant des archives de l'acteur Lucien Walter. 1897 -1903 En tout, trois photographies et neuf feuillets.
- Deux photographies représentant Lucien Walter en habit de Cadet de Gascogne. De face et de profil. S.l., 1897. 170 x 80 mm. Collées sur carton bleu à l'adresse de Cautin Berger. Légende manuscrite, postérieure, au dos.
- Photographie du groupe d'interprètes de "Cyrano de Bergerac", dont faisait partie Lucien Walter, dans le foyer des artistes du Théâtre de la Porte Saint Martin. 1897. 160 x 118 mm. Légende manuscrite, postérieure, au dos.
- Engagement d'artiste dactylographié signé, à l'en-tête du Théâtre de la Porte Saint-Martin, pour une période d'un an à partir d'octobre 1898. Deux pages in-4. Adressé à Monsieur Walter. Restauration à l'adhésif.
- Deuxième engagement d'artiste semblable au premier, d'une durée d'un an débutant en Octobre 1899. Restauration adhésif au verso.
- Lettre dactylographiée signée, à l'en-tête du Théâtre de la Porte Saint-Martin, 15 septembre 1900. Une page in-8. Adressée à Monsieur Walter, concernant le renouvellement de son engagement pour une durée indéterminée.
- Programmation des représentations de "Cyrano de Bergerac" lors de la tournée européenne du 22 Septembre 1903 au 4 Décembre 1903. 4 pages in-8 manuscrites.
- Contrat entre Walter et Henry Hertz, impresario, pour la tournée européenne de "Cyrano de Bergerac" de 1903. 14 août 1903. 18 articles dactylographiés complétés à la main plus un article additionnel manuscrit. 4 pages in-4. Pliure horizontale restaurée à l'adhésif.
- Engagement signé de Monsieur Walter par Messieurs Hertz et Coquelin pour les deux périodes du 01/10/1908 au 15/11/1908 et du 01/10/1909 au 15/11/1909. Daté du 18 Mars 1908. Neuf articles dactylographiés complétés à la main. Nombreuses pliures horizontalesdont une plus marquée au milieu, restaurée à l'adhésif.
[ROSTAND, Edmond]. Auteur dramatique et poète français (1868-1918).
Dossier concernant la création (le 28 décembre 1898) puis diverses représentations de "Cyrano de Bergerac", provenant des archives de l'acteur Lucien Walter. 1897 -1908 En tout, trois photographies et neuf feuillets.
- Deux photographies représentant Lucien Walter en habit de Cadet de Gascogne. De face et de profil. Datées de 1897. Dimensions : 17 x 8cm. Collées sur carton bleu à l'adresse de Cautin Berger. Légende manuscrite, postérieure, au dos.
- Photographie du groupe d'interprètes de "Cyrano de Bergerac", dont faisait partie Lucien Walter, dans le foyer des artistes du Théâtre de la Porte Saint Martin. Datée de 1897. Dimensions : 16 x 11,8cm. Légende manuscrite, postérieure, au dos.
- Engagement d'artiste dactylographié signé, à l'en-tête du Thèâtre de la Porte Saint-Martin, pour une période d'un an à partir d'octobre 1898. Deux pages in-4. Adressé à Monsieur Walter. Plié en quatre ; restauration au scotch.
- Deuxième engagement d'artiste semblable au premier, d'une durée d'un an débutant en Octobre 1899. Plié en quatre ; restauration au scotch au verso.
- Lettre dactylographiée signée, à l'en-tête du Théâtre de la Porte Saint-Martin, datée du 15 septembre 1900. Une page in-8. Adressée à Monsieur Walter, concernant le renouvellement de son engagement pour une durée indéterminée.
- Programmation des représentations de "Cyrano de Bergerac" lors de la tournée européenne du 22 Septembre 1903 au 4 Décembre 1903. 4 pages in-8 manuscrites.
- Contrat entre Walter et Henry Hertz, impresario, pour la tournée européenne de "Cyrano de Bergerac" de 1903. Daté du 14 août 1903. 18 articles dactylographiés complétés à la main plus un article additionnel manuscrit. 4 pages in-4. Plié en quatre ; pliure horizontale restaurée au scotch.
- Engagement de Monsieur Walter par Messieurs Hertz et Coquelin pour les deux périodes du 01/10/1908 au 15/11/1908 et du 01/10/1909 au 15/11/1909. Daté du 18 Mars 1908. Neuf articles dactylographiés complétés à la main. Signé. Nombreuses pliures horizontales ; pliure plus marquée au milieu, restaurée au scotch.
ROUSSIN, André. Dramaturge français (1911-1987).
LAS à "Madame". Paris, S. d. 2 pages in-8.
Il écrit à sa nouvelle propriétaire à Paris, car il vient de quitter Marseille, et lui demande un certificat de logement afin d'obtenir un "bon d'achat de draps". Il promet de prendre bien soin de l'appartement après un locataire "indélicat".
Ses pièces illustrent le théâtre de boulevard ("La Petite Hutte", 1947; "Les Œufs de l'autruche", 1948 ; "Bobosse", 1950 ; "Lorsque l'enfant paraît", 1951…).
SAINTE-BEUVE, Charles Augustin. Ecrivain français (1804-1869).
LS à un "cher ami" [Emile Littré]. S. l., le 26 juin 1864 1 page 1/2 in-8.Quelques rousseurs.
Lettre de nature professionnelle au sujet de différents articles : "Je vous remercie de tout ce petit travail […] Tout sera fait selon vos désirs. La phrase sur votre père sera dans le texte, le récit sur votre mère viendra en note […] Quant à l'article sur Herschell [l'astronome anglais William Herschell (1782-1871)?], je l'ai fait rechercher dans "le National" en 1834 et l'on a trouvé que ceci : une simple note d'une trentaine de lignes non signée, et plus loin un cours article […] Quant à la préface de Villemain […] je crois qu'il vaudra mieux mettre au lieu de "fragile" "élégante et un peu frêle". N'est ce pas là l'impression que vous avez de cette préface?"…
La lettre, signée par Sainte-Beuve, est écrite par son secrétaire Jules Troubat.
[SAINTE-BEUVE]. TROUBAT, Jules. Secrétaire de Sainte-Beuve.
PAS à "Monsieur Reboul". [Paris], le 22 décembre 1867 1 page 1/2 in-12 avec recto de l'enveloppe.
"Monsieur, l'état de santé de M. Sainte-Beuve qui le tient dans son accès presque continuel de souffrance, l'empêche à son grand regret de répondre à votre bonne lettre. Il pense seulement qu'il ne faut pas se faire trop de difficultés et qu'une agréable notice sur Jauffret, de quelque part qu'elle vînt, serait fort bien reçue".
SAINT-FELIX, Jules de. Ecrivain français.
LAS au poète Emile Deschamps. [Lieu?] le 1er novembre [?] 3 pages in-8.
"Cher Emile, le désir de vous connaître gagne tous les cœurs. C'est tout simple après que l'on a lu vos œuvres. Je me fais une véritable joie de vous adresser ce petit mot par un de mes jeunes et bons amis, le Baron Louis de Castille de Bohan dont le cher Antony a du vous parler et dont il admirait l'esprit et l'instruction." […] "Vous serez bon et aimable pour lui n'est-ce pas? Il est des heureux de ce monde par sa position, mais il veut l'être surtout par le cœur et l'esprit. Je suis sûr que vous le prendrez sous votre patronage charmant." ...
Il se mêle au mouvement romantique et débute par un recueil de vers remarqué : "Poésies romaines" (1830). Il collabore ensuite à la "revue de Paris" et à diverses publications périodiques et écrit plusieurs romans. Il passe pour avoir travaillé à quelques uns des ouvrages de Dumas, notamment à l'Orestie.
SAINT-MARC GIRARDIN, Marc Girardin dit. Critique français (1801-1873).
LAS à un "cher et très honoré confrère" [Emile Littré]. S. l. n. d. 1 page 1/2 in-8.Petites rousseurs.
Pour justifier le refus d'un candidat, protégé de Littré : "J'aurais voulu faire honneur à votre recommandation en faveur de M. Chatel. Mais la version était détestable et les autres compositions trop mauvaises. Nous avons donc, à mon grand regret, été forcés de refuser ce candidat."
Collaborateur du "Journal des débats" et professeur de littérature française à la Sorbonne, il représenta la résistance au romantisme ("Cours de littérature dramatique", 1843-1863).
SAND, George. Romancière et dramaturge française (1804-1876).
LAS [très probablement à un collaborateur du théâtre de l'Odéon]. Nohant, le 9 janvier [ 1872 ?] 6 pages in-8 sur papier à son chiffre gauffré.
Longue et très riche lettre d'une George Sand en pleine désillusion à la fin de sa vie, et pliant sous la censure de la IIIeme république naissante.
Au sujet de son roman "Mademoiselle de la Quintinie" qu'elle souhaite adapter au théâtre.
Son correspondant lui a suggéré de faire appel à son ami le journaliste Edmond Plauchut (1824-1909) : "Pourquoi prendre Plauchut pour intermédiaire et comme une espèce d’arbitre entre nous ? Arbitre de quoi ? Ce rôle ne lui convient pas, il n’y entend rien. Il n’a pas le jugement des choses de théâtre, il ne les connaît pas et si je l’écoutais, je me passionnerais pour le contraire de ce qui me passionne. […] Il ne me connaît pas. […] Il ne se rend aucun compte de mon aversion pour le combat et de mon absence d’illusions. D’après ce qu’il m’a raconté de votre entretien avec Duquesnel et vous […] j’ai compris […] que "La Quintinie" ne pouvait aboutir cette année et que ce n’était la faute à personne de nous. C’est la faute au parti sacerdotal. S’il y avait DEVOIR de lutter contre lui en ce moment, je lutterais malgré mon horreur pour le combat. Le devoir jusqu’à la mort et le repos après. Mais selon moi, mon devoir est de me tenir tranquille. Que dirais-je à Jules Simon ? Risquez tout pour me satisfaire ? Il me répondrait : Encourager le combat dans ce moment où nous tenons à un fil c’est précipiter une crise qui aura peut être pour dénouement le ministère de Mgr Dupanloup. […] Attendons et ne pensons pas à la Quintinie."
La censure préalable des pièces de théâtre qui avait été abolie en 1791, fut rétablie par Napoléon Bonaparte. Elle restera globalement en vigueur jusqu’en 1904. George Sand fut toujours surveillée par la censure, mais deux pièces firent l'objet d'une attention particulière : "Claudie" en 1851, dont certaines phrases durent être supprimées et d’autres modifiées, puis "Mademoiselle La Quintinie" en 1872, accueillie avec enthousiasme par la direction de l’Odéon, mais qui ne fut jamais montée, car interdite pour anticléricalisme.
Délaissant l'idée de création de la pièce, elle considère la reprise d'autres de ses pièces moins litigieuses par le théâtre de l'Odéon :
"Quant à la reprise de "Mauprat" [initialement créée en 1853] c'est à Duquesnel [Félix Duquesnel, directeur du théâtre de l'Odéon de 1872 à 1880] de juger si elle peut bien être avantageuse dans une situation où il lui faut un grand succès à tout prix - s'il en juge autrement et qu'il l'ajourne, il fait bien et je l'engage encore une fois à sauver l'Odéon sans se tourmenter de moi. […] Croit-il et croyez-vous que le reprise de "l'Aïeule" sera une meilleure affaire ? Faut-il lui répéter que j'en serais contente pour vous et pour lui ?" ...
Sur le journal "Le Temps" : "Parlons du "Temps". Il m'a écoeurée avec ce feuilleton […] que l'on n'a pas trouvé le temps de m'envoyer et que personne n'a corrigé. Il était incompréhensible et me faisait faire en botanique les fautes les plus ridicules, bien que j'eusse pris le soin, pour les éviter, d'écrire les noms en français. Je ne peux pas continuer une rédaction qui est payée cher et n'aboutit qu'à des non-sens, à moins que Mr Hébrard ne s'engage très sérieusement à m'envoyer mes épreuves.[…] Et si l'on a assez de moi, ce qui est possible, qu'on me le dise. "Le Temps" ne périra pas faute de moi. Quel excellent article de Littré! Quel grand bon sens, et quelle sagesse! Je lis son dictionnaire comme un livre." ...
On joint la pré originale de "Mademoiselle La Quintinie" parue en 1863 dans "La revue des deux mondes", in-8, 360 pp. Reliure en percaline noire rassemblant les 4 livraisons.
SAND, George. Romancière française (1804-1876).
LAS. Nohant, le 16 novembre [18] 62 Une page petit in-8 à son chiffre gauffré.
"Cher ami, je porte un intérêt tout particulier à M. Soudry qui est le frère de la femme de mon neveu. C'est un comptable TRES FORT et rompu à tous les rouages des affaires de banque et de commerce. Je désire dix minutes d'audience de M. Emile Péreire. Faites-les lui obtenir vite, et vous m'obligerez personnelllement. "…
SAND, George. Romancière française (1804-1876).
LAS à un "Cher Monsieur". [?] Seine et Oise, s. d. (1865?). 1 page 1/2 in-8.
"[…] je vous envoie une lettre de mon fils mais lui, il ne m'envoie pas votre article et je ne sais quel jour il a paru. Soyez charitable, envoyez-le moi. […] Malgré le reproche que vous faîtes, paraît-il, à un géographe très fort, de pécher contre la sainte géographie, je suis sûre que votre article est admirable et charmant comme vous. Je suis toujours auprès d'un cher malade bien malade hélas! Et pour surcroît de misère je me suis blessée à la jambe assez grièvement. Voilà pourquoi je ne suis au courant de rien." …
Ce "cher malade bien malade" évoqué par l'auteur est sans doute Alexandre Manceau, le dernier compagnon, celui qui allait partager sa vie pendant quinze ans. Il lui fut présenté par son fils Maurice en 1849. Manceau avait acheté une petite maison à Gargilesse (Indre), pour permettre à sa Dame de s’y retirer quelquefois. Mais en 1864, le couple fut contraint de quitter Nohant. Des fissures étaient apparues dans la cohésion familiale. Maurice, âgé de quarante ans, venait d’épouser Lina Calamatta. Grisé par ses nouvelles fonctions de chef de famille il demanda à Manceau de quitter Nohant à la Saint-Jean, comme un domestique. Mesquine vengeance de ce fils qui n’avait jamais accepté la présence de son ami dans la vie de sa mère. Son animosité posthume le conduisit d’ailleurs à ajouter des commentaires rageurs dans les Agendas et à supprimer les passages concernant Manceau dans l’édition de la Correspondance de George Sand, qu’il confia à Calmann-Levy en 1882-1884.
Courageusement, Sand choisit de quitter Nohant et de se séparer de son fils. Elle suivit son vieux compagnon. Ils s’installèrent à Palaiseau dans une maison achetée au nom de Manceau. Cette nouvelle situation officialisait l’existence de leur couple. Leur liaison était certes connue, mais la vie communautaire de Nohant et les appartements séparés qu’ils louaient à Paris, avaient jusque-là permis de respecter les codes de la morale bourgeoise. Ils ne profitèrent pas longtemps de cette maison. Manceau avait la tuberculose, malade depuis plusieurs années il mourut le 21 août 1865. Il fut soigné et veillé par sa Dame jusqu’à la fin.
SARDOU, Victorien. Dramaturge français (1831-1908).
Portrait photographique. S. d. Format carte de visite (Pierre Petit).
SCRIBE, Eugène. Dramaturge et librettiste français (1791-1861).
LAS à Monsieur Barrière. Melun, mardi 10 [?] 1/2 page petit in-8 avec adresse.Mouillure, déchirures sans manque.
"Je reçois à l'instant ton invitation, mon cher camarade et je suis bien fâché de ne pas être à Paris pour y répondre de ma personne. Je suis à Melun depuis quelques jours et je pars à la campagne une partie de la belle saison" …
SEE, Edmond. Dramaturge français.
PAS au critique Raoul Aubry. S. l. n. d. 1 page in-12.
"Mon cher Aubry, veux-tu donner cette note à ton courrier des théâtres ou au carnet mondain ou où tu pourras dans le [Gil?]. Merci. Ton Edmond Sée".
SOUMET, Alexandre. Poète et auteur dramatique français (1788-1845).
PAS "Alex Soumet" au poète Emile Deschamps. S. l. n. d. [ca 1841 ] 1 page in-4.
"Demain cher Emile la dernière et la première répétition du gladiateur [sorti en 1841] à midi et demi. Mais ne vous dérangez pas si vous êtes occupé. Merci de votre article sur mon poisson qui n'est pas heureux comme un poisson dans l'eau […] Je suis bien tourmenté."
Bien que son style reste encore proche du théâtre classique, on rattache habituellement Soumet aux romantiques de la première génération parce qu'il fut l'un des fondateurs de la revue "La Muse Française" et participa à la bibliothèque de l'Arsenal aux cénacles de Charles Nodier et de Victor Hugo.
| 208 document(s) | [ Other Pages: 1 2 3 4 5] | Other request ? | Autre recherche ? |
|
|