|
|
|
18632
|
Un des premiers livres de science fiction
|
KIRCHER (Le P. Athanasius).
Iter Extaticum Coeleste, Quo Mundi opificium, id est, Coelestis Expansi, siderumq; tam errantium, quàm fixorum natura, vires, proprietates, singulorumq; compositio & structura, ab infimo Telluris globo, usq; ad ultima Mundi confinia, per ficti raptus integumentum explorata, novâ hypothesi exponitur ad veritatem, interlocutoribus Cosmiele et Theodidacto : Hac secundâ editione Prælusionibus & Scholiis illustratum ; ac schematismis necessariis, qui deerant, exornatum ; nec non à mendis, quæ in primam Romanam editionem irresperant, expurgatum, ipso auctore annuente, a P. Gaspare Schotto regiscuriano e Societate Jesu, Olim in Panormitano Siciliæ, nunc in Herbipolitano Franconiæ Gymnasio ejusdem Societatis Jesu Matheoseos professore. Accessit ejudem Auctoris Iter Exstaticum Terrestre, & Synopsis Mundi Subterranei.
Herbipoli (Würzburg) - Norimbergæ, Sumptibus Joh. Andr. & Wolffg. Jun. Endterorum hæredibus, 1660.
In-4, demi-veau brun, dos à nerfs, orné, pièce de titre marron [Rel. mod. à l'imitation].
5 000,00 Euros
12 ff.n.ch. (dont le titre-frontispice gravé), 689 pp., 9 ff.n.ch. de table, 12 planches gravées hors texte. VD17 23:292575L. Caillet 5775. Dünnhaupt, Kircher, 12.I.2. Première édition illustrée de ces extraordinaires récits de voyages imaginaires à travers le cosmos par le célèbre jésuite et érudit allemand Athanasius Kircher (1602-1680). C'est un très curieux ouvrage, le seul que Kircher ait consacré uniquement à la cosmologie et où il met à contribution tout le savoir contemporain dans cette science et en matière d'astronomie et d'astrologie. Il se présente sous forme de deux dialogues, dans lesquels un certain "Theodidactus" (Kircher lui-même, en fait) est pris dans un songe où il est guidé à travers l'univers par un ange nommé Cosmiel. Dans le premier dialogue, Kircher raconte son voyage dans la lune, dont il décrit la surface criblée de cratères dominés par des montagnes, contrairement à la vision que s'en faisait Aristote. L'astronaute se dirige ensuite vers Vénus qu'il découvre composée de 4 éléments puis va visiter les anneaux de Saturne, les autres planètes et les étoiles. Dans le second dialogue, intitulé Iter Exstaticum Terrestre, Kircher est mené cette fois au centre de la Terre. Il est question de la création de notre planète, de sa position dans l'univers, de sa flore, de sa faune, des merveilles du monde sous-marin, etc. Cette partie constitue en quelque sorte le premier jet de son "Mundus subterraneus" qui devait paraître cinq ans plus tard. Kircher rejette les cosmologies aristotéliciennes et ptolémaïques et adopte celle de Tycho Brahé, préférée par les Jésuites car elle permettait de maintenir une partie de la doctrine orthodoxe du géocentrisme tout en faisant une place aux nouvelles théories héliocentriques des Coperniciens. Cette seconde édition de l'ouvrage (la première était parue à Rome en 1656-1657) fut préparée par un disciple et ami de Kircher, Gaspar Schott (1608-1666), sous le contrôle de l'auteur. Pour la première fois le texte était illustré : 12 planches gravées à l'eau-forte hors texte, un titre frontispice gravé allégorique représentant Kircher en compagnie de l'ange Cosmiel et, au verso du titre, les grandes armoiries de Joachim von Gravenegg, abbé de Fulda, dédicataire de l'ouvrage.
|
|
|