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La rémunération des danseurs de l'Opéra sous l'Empire
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[DANSE].
[Emargement des danseurs et danseuses de l’Opéra].
(Paris), 1811.
1 f. manuscrit in-folio écrit d’un seul côté, en feuille.
1 500,00 Euros
Formulaire imprimé rempli à la main par les employés du Service du Grand-Chambellan de l’Empereur (le comte de Montesquiou), avec les noms et qualités des artistes et leurs appointements pour les trois premiers mois de 1811. On y lit les noms des figures les plus éminentes de la danse à cette époque : Pierre-Gabriel Gardel (1758-1840), le maître de ballets à l’Opéra (qui touche 5210 F par an) ; Jean-Etienne Despréaux (1748-1820), maître de danse qui apprit à danser à l’impératrice Marie-Louise (2600 F) ; le fameux 1er danseur Auguste Vestris (1760-1842), le « Protée de la Danse » (2600 F) ; Madame Gardel, la femme du maître de ballets, 1ère danseuse en compagnie de Mme Clotilde, la femme de Boieldieu, etc. Notons que l’égalité hommes femmes était de règle à cette époque dans la danse : les premières, deuxièmes et troisièmes danseuses gagnent autant que leurs équivalents chez les hommes. Ce document apprend également que le budget de 1811 prévoyait une somme de 458.400 F pour les théâtres de cour, les artistes Italiens, les danseurs, les danseuses, les décorations, et les loyers des loges des différents théâtres.
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