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Très rare livre de fête florentin illustré par Stefano della Bella

[CARDUCCI & MONIGLIA]. Il mondo festeggiante. Balletto a cavallo fatto nel teatro congiunto al Palazzo del Sereniss. Gran Duca, per le reali nozze de' Serenissimi Principi Cosimo Terzo di Toscana, e Margherita Luisa d'Orléans.
In Firenze, Nella Stamperia di S.A.S., 1661.
In-4, vélin souple ivoire, frises et fleurons dorés au dos, dentelle en encadrement sur les plats, fleurons aux angles, grand fleuron en losange au centre [Rel. de l'époque], petit travail de ver au plat sup., manque de vélin au plat inf ; la planche [2], un peu roussie, a les plis renforcés au verso ; réparations à la planche [3].
22 500,00 Euros

Titre (verso blanc), pp. 7 à 66, 1 f. blanc, 3 grandes planches repliées hors texte gravées par Stefano della Bella ; les deux premières, signées par l'artiste en bas à droite, portent également le nom de l'organisateur matériel de ces fêtes, l'ingénieur Ferdinando Tacha. Le premier cahier n'est constitué que de 2 feuillets (dont le titre), le texte commençant page 7 au recto du deuxième : cette particularité (absence des pp. 3 à 6), signalée par le catalogue du Musée de Berlin, est commune à tous les exemplaires conservés dans les bibliothèques dont les collations sont connues. Signatures : [A], [A4] (sans A2 et A3 ?), B-H4, I (I2 est blanc).
Melzi II, 205. Ruggieri 503. Vinet 614. "Katalog der Ornamentstich-Sammlung der Staatlichen Kunstbibliothek Berlin", 3049 : "S. 3-6 fehlen". Vesme, "Della Bella", 70-72. Sonneck, "O.G.T. Librettos", 446-447. Sartori, "Libretti italiani", 15890. Pas dans Brunet.
Beau et rare livre de fête florentin illustré par Stefano della Bella.
D'après une note du manuscrit original conservé au monastère de Camaldoli, l'auteur du texte descriptif est Alessandro Carducci. Les poèmes qui furent déclamés et chantés à l'occasion du mariage de Cosme de Médicis (qui fut l'élève de Stefano della Bella) et de Marguerite Louise d'Orléans sont de Giovanni Andrea Moniglia, dont on trouve le nom à la p. 60 de l'ouvrage. Cf. Melzi.
L'illustration comporte 3 très belles planches gravées sur cuivre, repliées : "la première (...) représente la cavalcade d'Hercule, accompagné des chars du soleil et de la lune et suivi de cavaliers d'Europe, d'Asie, d'Afrique ; - la seconde, disposition générale pour les quadrilles autour du mont Atlas ; - la troisième, plan du tournoi et du ballet. La direction de cette solennité fut confiée, selon toute apparence, à l'ingénieur Ferd. Tacha, dont le nom figure sur les planches" Cf. Vinet.
Le peintre, dessinateur et graveur italien Stefano della Bella, né le 18 mai 1610 à Florence, est mort dans la même ville le 22 juillet 1664. "Il était fils du sculpteur Francesco della Bella qui le destinait à sa profession. Les dispositions extraordinaires du jeune Stefano pour le dessin modifièrent les intentions paternelles : il fut donné comme élève à Cesare Dandini pour apprendre la peinture. Mais Stefano voulait être graveur à l'eau-forte et au burin. Le père céda encore une fois à ses désirs, et il entra dans l'atelier de Remigio Cantagallina qui, autrefois, avait donné des conseils à Callot. Della Bella chercha d'abord à imiter le graveur nancéien, puis il se créa une forme qui, si elle n'a pas la force, la puissance d'expression de celle de Jacques Callot, n'en est pas moins très intéressante. Sa vivacité d'imagination, la sûreté de son dessin lui permettaient de traiter tous les sujets avec une verve remarquable, et son succès fut très grand. Il travailla en Italie de 1633 à 1639 ; à Paris, où on l'appelait Etienne de la Belle, de 1640 à 1649, sauf pendant un voyage qu'il fit en Hollande en 1646. Il grava des planches pour Silvestre, entre autres sa remarquable gravure de la Vue du Pont-Neuf. Le cardinal de Richelieu l'employa pour les dessins du siège et de la prise d'Arras et de La Rochelle, qu'il grava ensuite. Anne d'Autriche l'employa pour dessiner et graver les divertissements du théâtre du Petit Bourbon. A son retour en Toscane, en 1650, il fut nommé, par le grand-duc de Toscane, professeur de dessins de son fils Cosme. Il fut enterré à l'église San Ambrogio". Cf. Bénézit.
Très bon exemplaire dans sa reliure d'origine en vélin doré.