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Louis-Marie de LA RÉVELLIÈRE-LÉPEAUX (1753-1824) député à la Constituante, conventionnel (Maine-et-Loire), membre du Directoire :
L.A.S., Angers 16 novembre 1813, à PILASTRE DE LA BRARDIÈRE, à Soudon (commune de Cheffes) ; 3 pages in-4, adresse.
« Mon cher bon ami, une chose qu’il ne faut jamais perdre : c’est la tête Justum et tenacem &c. »… Il cite ensuite une maxime recommandant de souffrir ce qu’on ne peut empêcher, et recommande de ne pas être esclave de soi-même, « ce qui arrive neanmoins quand nous nous faisons l’esclave de nos habitudes, et ce n’est pas des jougs le moins pesant »… Il pense avoir bien « moralisé », et il l’entretient de sa prochaine visite…
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François-Joseph LEFEBVRE (1755-1820) maréchal, duc de Dantzig :
L.A.S. « Le duc de Dantzick », 10 mai 1811, à un ami ; 1 page et demie in-4 (portrait gravé joint).
Curieuse lettre à un débiteur. « Mon cher ami, nous sommes tous mortels, pour ne m’avoir pas mis en règle je viens de perdre dix mille francs, avec un payeur qui me devoit cette somme, sa femme se trouve dévorée et moi volé, si le mari vivoit je naurois rien perdu ». Il demande donc des effets pour la somme due, « sans quoi je ne rendrai plus de service a personne. Car cest assé la mode d’acheter ses ennemis, j’espere ce ne sera pas nous deux, et si vous me fait plaisir payés les interrests a ma femme j’aimerai mieux vous les rendre. Je suis furieux de cette perte que je viens de faire, je lui avoit sauvé l’honneur »...
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Franz LEHAR (1870-1948) compositeur autrichien :
P.A.S. MUSICALE ; 1 page obl. petit in–8 (13,5 x 19,5 cm) au crayon, sur papier quadrillé encollé sur carton (un peu jauni).
3 mesures rapidement tracées au crayon, sur deux portées, numérotées 57 et 59, avec signature ; il s’agit probablement de corrections.
Frédérick LEMAITRE (1800-1876) le grand acteur :
L.A.S., Paris 24 février, à M. FRANCOL, au Théâtre ; 1 page in-8, adresse.
« Voulez-vous me donner deux orchestre, pour ce soir »...
Édouard Simon, dit LOCKROY (1838-1913) homme politique et ministre :
L.A.S., Guernesey 30 septembre 1885, à un ami ; 10 pages in-4 sur papier à en-tête de la Chambre des Députés.
LONGUE ET IMPORTANTE LETTRE DANS LAQUELLE LOCKROY EXPOSE SES THÉORIES POLITIQUES ET SES IDÉES PHILOSOPHIQUES : « l’attitude de la presse, du gouvernement, des hommes politiques de tous les partis et de toutes les nuances m’a fort attristé ces temps derniers. Nous parlons volontiers de notre honneur [...] mais nous mettons à genoux et s’il le faut à plat ventre quand M. de BISMARCK crache ou tousse trop fort ». Très désabusé, Lockroy déclare :« sous l’influence de la presque solitude, je m’occupe d’idées qui me détournent beaucoup de tout ce qui se passe au moment même où je suis candidat [élection du 4 octobre 1885] et où ce que nous avons dit et prévu si souvent semble se réaliser d’une manière à la fois si terrible et si affligeante. Oui, vraiment je me demande si nous sommes maitres de nous-mêmes, maitres non seulement de vouloir mais de penser, si nous ne sommes pas de simples mécaniques absolument inconscientes [...]. C’est lorsqu’il m’arrive de penser ainsi et d’admettre cette hypothèse que je me sens prêt à pardonner aux hommes d’Etat de tous les partis ». Suit une longue dissertation philosophique sur la volonté « issue de suggestions successives qui lui sont inspirées ou par les événements ou par les choses, les événements et les choses agissant en ce cas pour lui à la façon du médecin sur le malade, de CHARCOT sur les hystériques de la Salpêtrière. [...] Alors, le bien et le mal, la vertu, l’honnêteté, le crime qu’est-ce ? Rien, mais qu’importe ? L’hypothèse conduit à quelque chose de plus grave et de plus triste : le néant de l’homme mais plus entendu à la façon catholique qui l’abaisse mais pour le relever et lui assurer l’immortalité, le néant de l’homme véritable qui sait qu’il n’existe pas plus pendant sa vie qu’il ne doit exister après sa mort. [...] Il n’y a que deux choses vraies dans le monde : l’illusion de l’immortalité ou la possession et la jouissance des femmes ».... Qu’il dise bien à son neveu « de ne rien se refuser et de ne craindre que la vérole. C’est le commencement et la fin de la philosophie et de la sagesse. Si Socrate, Platon, Aristote, Spinoza, Leibnitz, Descartes, Condillac naissaient et revenaient au monde ils ne vous donneraient qu’un conseil : mettez des capottes ! » En post-scriptum, il évoque des séances de somnambulisme chez Victor HUGO.
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LOUISE DE SAVOIE (1476-1536) mère de François Ier, régente de France pendant la captivité de son fils :
L.S. « Vre bonne cousine Loyse », Le Plessis 7 octobre 1518, au duc d’URBIN [Francesco Maria della Rovere, duc d’Urbino (1490-1538)] ; 1 page in-4, adresse (portrait joint).
« Mon cousin, mess. Philipes de Marc est en parolles de recouvrer du gouverneur de Romme leschevé d’Albenge [Albenga], moyennant recompence souffisante en honneste et pource que je desire que led. mess. Philippe de Marc soit favorablement traicte pour lamour de mon frere le bastard de Savoye duquel il est allié »…
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Pierre LOUŸS (1870-1925) écrivain :
2 L.A. (brouillons incomplets) ; env. 4 pages in-4.
Intéressante réflexion sur le problème de la critique littéraire : « Cher Monsieur, L’estime en laquelle nous tenons les vivants est souvent un simple reflet de la gloire que nous accordons aux morts. […] Le critique […] est un isolé qui souffre d’abord de na pas être l’enfant d’une glorieuse famille. BRUNETIÈRE vaut […] DESBAROLLES : l’un et l’autre […] émet des principes imaginaires, tire des déductions fantastiques, prononce des jugements que rien ne confirme et des prophéties vouées à la confusion, si ce n’est à l’oubli ». Le lecteur a accordé au critique un très large crédit au critique, mais à force d’être induit en erreur, il ne lui fait plus confiance. Il cite les exemples de HUGO, MUSSET, LAMARTINE, THÉOPHILE GAUTIER, BAUDELAIRE et VERLAINE, que la critique avait condamnés : « C’est incontestable. La critique littéraire a perdu de son autorité. Elle décline, parce qu’on ne la lit plus. Le combat cesse, non pas faute de combattants, mais faute de spectateurs ». Il tient cependant à différencier la critique esthétique de la critique documentaire, qui, elle, ne cesse pas d’être lue : « Cette critique là est celle de RENAN, de Gaston PÂRIS, de M. Léopold DELISLE […]. Elle aura des lecteurs tant qu’il y aura en France une érudition »…
Pierre MAC ORLAN (1882-1970) romancier :
L.A.S., 3 avril 1926, à Christian ZERVOS ; 1 page in-8 à son en-tête.
Il lui promet pour la fin du mois son article sur le peintre Jules PASCIN : « Je préfère pour l’instant m’occuper de Pascin et prendre Dufy et Chagall ensuite »...
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Claude-François MALET (1754-fusillé 1812) général, il fomenta deux conspirations contre Napoléon :
L.A.S., Q.G. à Besançon 28 frimaire VII (18 décembre 1798), au ministre de la Guerre SCHÉRER ; 1 page et demie in-4 à en-tête L’Adjudant Général chef de l’Etat-Major de la sixième Division militaire.
« Le général MÜLLER m’a transmit l’ordre que vous lui aves adressé pour moi de me rendre à Strasbourg pour y être emploié dans mon grade près les troupes réparties dans la 5e division militaire. Cet ordre m’a trouvé retenu par une fièvre cattaralle, dont j’espère être bien-tôt débarrassé »...
Gabriel MARCEL (1889-1973) philosophe :
L.A.S. « Gabriel », 13 juillet, à sa chère Suzie ; 1 page in-8.
Il part faire une conférence à Paris mais ne sera absent que quelques jours. Il donne des nouvelles d’amis communs, de la sécheresse catastrophique : « le ravitaillement devient un véritable souci », etc.
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MARIE D’ANJOU (1393-1453) Reine de France, épouse de Charles VII, mère de Louis XI :
P.S., Montiz près Tours 11 mai 1452 ; contresignée par De BRECY ; 1 page obl. in-8 (bord droit lég. rogné).
Ordre de payer à Jean PASQUIER, « nre recevr du quart du sel » la somme de « vint escuz dor laquelle il nous a baillee comptant en noz mains por faire nre plaisir & voulonté »… RARE. Ancienne collection BOVET (n° 3).
Jules MASSENET (1842-1912) compositeur :
L.A.S., jeudi matin 27 octobre 1910 ; 1 page obl. in-8.
« Admirable ami ! vous êtes vraiment trop bon ! Quelle vérité, quel élan dans toutes vos périodes – et vous êtes un maître ! – J’aurai, dans votre grand journal, l’"implacable" méprisant ma vie... pendant & même après !... – Mais vous êtes mon réconfort ! [...] N’allez pas me refuser !. Je n’ai plus trace du Jongleur – mais... j’ai donné à relier les 3 actes complets du PREMIER brouillon de Chérubin, partition d’orchestre. Un gros volume ! »...
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Jean-Baptiste Louis Andrault de Langeron, marquis de MAULÉVRIER (1677-1754) maréchal de France, ambassadeur extraordinaire à la Cour d’Espagne :
L.A.S., Ségovie 21 septembre 1721, à Monseigneur le RÉGENT ; 3 pages in-4.
FIANÇAILLES DE LOUIS XV ET DE L’INFANTE MARIE-ANNE VICTOIRE DE BOURBON [le Roi n’a que onze ans, et l’Infante trois ans et demi ; elle sera renvoyée en Espagne en 1725.] « Je viens de recevoir un courrier du cabinet qui m’a apporté le consentement du Roy et des princes du sang pour epouser l’infante qui est la plus belle princesse du monde. Quand jay été porter cette nouvelle a leurs M.C. je ne puis vous dire combien grande a été leur joye jusqu’à répendre des larmes, leurs M.C. ne se sont pas contenté de me dire les choses du monde les plus touchantes ils ont voulu me donner des marques de la satisfaction qu’ils ont de ma conduitte en m’honorant de la toison, je viens de demender a S.A.R. s’il trouve bon que je l’acepte. Leurs M. ont fait chanter aujourdhuy le Te deum on a envoyé chercher des violons pour danser jay reçeu des compliments de toute la cour »…
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Charles-André Merda, dit MÉDA (1775-1812) gendarme, il blessa Robespierre le 9 thermidor ; colonel de gendarmerie, il fut tué à la bataille de la Moskowa :
L.A.S., Borowice 22 janvier [1807], à son cousin MERDA, banquier à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec marque postale N° 6 Grande Armée (petite déchir. par bris du cachet).
BELLE ET RARE LETTRE DE LA CAMPAGNE DE 1807 EN POLOGNE. ... « après les terribles affaires, pour mon regt seulement, des 24, 25, 26, et 27 passé où la mort m’entourait de toute part, je vis encore, mais souffrant beaucoup, dans un malhereux pays sans ressource, sans industrie, sans aucun moyen d’éxistence et de reparer nos pertes assez consequentes en tout genre, dans notre maudite campagne de Pologne »… Il entretient son cousin de leurs affaires d’argent, puis reprend son récit de la vie militaire : « je n’ai receuillis moi, que de la gloire durant ma belle campagne et dans ce moment je n’en reçois n’y argent, n’y avancement, j’ai commandé des partis très avantageux mes hussards ont pris beaucoup de bagages ennemis ; mais pendant qu’avec les plus braves je prenais ou chassais au loin les escortes, je ne fouillais pas les caissons des quartiers maîtres remplis d’or et d’argent, et lorsque je maltraitais ces laches pillards je ne pouvais butiner n’y faire butiner. Le fait est que je n’ai eu aucun grand benefice j’ai eû de bon et beaux chevaux, présentement j’ai la douleur de les voir, mourir de besoin dans mes chaumieres fétides […], on me promet la place de major, si elle arrrive j’en serai surpris, je ne desire que la paix parce que cette campagne ma tué, et que je ne pourrais continuer longtemps »…
Claude-François de MÉNEVAL (1778-1850) secrétaire intime de Napoléon :
L.A.S., 24 septembre [1843, à Émile FORGUES] ; 1 page in-8 (onglets).
Le hasard vient de lui faire connaître le feuilleton du National : « je suis reconnaissant de la bienveillance avec laquelle vous avez bien voulu rendre compte de mes souvenirs sur Napoléon et Marie-Louise »…
Giacomo MEYERBEER (1791-1864) compositeur :
L.A.S., vendredi, à Émile DESCHAMPS ; 1 page in-12, adresse (petit deuil).
« J’ai voulu venir tous ces jours mais il y avoit toujours un empêchement. Je viendrai aujourd’hui entre 1 & 2 heures »...
Henri MICHAUX (1899-1984) écrivain :
L.A.S., vendredi soir [novembre 1938, à André ROLLAND DE RENÉVILLE] ; demi-page in-8.
Au dos d’un carton du vernissage, le 4 novembre 1938, à la Galerie Pierre, de Peintures nouvelles de Henri Michaux. « À mon retour de P. je trouve une lettre de EAMANS me demandant un rendez-vous à Paris. Il se propose d’aller chez vous demain soir. Si vous me le permettez j’irai donc aussi vous rendre visite. J’aurais bien aimé du reste vous parler avant »...
Darius MILHAUD (1892-1974) compositeur :
L.A.S. « D.M. », à son cher Paul ; 1 page in-4.
Il recommande Émile PASSANI, « pianiste épatant, lecteur merveilleux, qui collabore régulièrement à la Radio. Il te montrera sa musique » ; et il ajoute : « Et puis, il est de Marseille ! ».
Oscar Vladislas de Lubicz MILOSZ (1877-1939) poète :
L.A.S., Paris 7 janvier 1935, [à Géo NORGE] ; 2 pages et quart in-8.
Il remercie le « Poète-Ami » de tout cœur de ses deux ouvrages dédicacés. « Votre poésie a toute la pureté nue d’une pierre contemplée à travers la limpidité riche en nuances, d’une eau qui n’est pas tout à fait dormante, mais dont le cours prudent ne dérange pas les plis de la robe noyée. Merci : je vois que la Poésie n’est pas morte, [...] et même qu’elle se porte assez bien. Assez bien pour survivre à l’époque, à l’ère, plutôt, que nous vivons, et qui, elle, est bien, bien malade »...
Victor de Riquetti, marquis de MIRABEAU (1715-1789) « L’Ami des hommes », économiste et agronome, père du grand orateur :
2 L.A.S., 1er et 2 mars 1750 ; 3/4 page in-8 chaque.
Sur des affaires de sa femme (Marie de VASSAN). Il renvoie « le modèle décrit avec la note écrite par ordre de Mr de VASSAN, si vous la faites entrer dans lecrit, je crois comme vous que cela fera mes suretés pour un prix qui ne soit point indefiny qui est ce que je demande, je signeray cet écrit sitost que Mr de Vassan l’aura signé »... — Il renvoie les deux papiers signés : « Je crois qu’il est nécessaire que vous fassiez passer chez vous Mr de VASSAN, car sans cela il vous renverra encor ceux cy. Il me parle aussi des déclarations, il me semble tout simple de luy répondre que quand à celle qui concerne la transaction, Me de Vassan a remis cette affaire à l’hyver prochain ; quand à celle des bois il n’en reste plus que 9000 H que je remplaceray dans peu »...
Gabriel Jean Joseph MOLITOR (1770-1849) maréchal de France :
L.S., Q.G. d’Urdoff 1er thermidor VII (19 juillet 1799), au général ROGET ; 3/4 page in-fol.
Commandant de la 4e division de l’Armée du Danube, il est chargé par OUDINOT d’adresser à Roget un ordre de destination : « il vous invite à remettre au chef de Brigade LACROIX le commandement de votre Brigade, ainsi que tous les renseignements relatifs à la position qu’elle occuppe et aux dispositions que vous avez faites pour la rendre imposante »…
Charles Forbes, comte de MONTALEMBERT (1810-1870) publiciste et homme politique, défenseur du catholicisme libéral :
L.S., Paris 9 août 1850, à M. CHARMA, vice-président de la Société des Antiquaires de Normandie ; 3 pages in-8.
Charma vient d’être nommé correspondant du Comité historique des arts et monuments, et Montalembert se propose de lire attentivement son ouvrage sur LANFRANC [ecclésiastique du IXe siècle, abbé de Saint-Étienne de Caen puis archevêque de Cantorbéry] « quand il me sera donné de reprendre ces études monastiques qui m’étaient si chères et que j’ai dû sacrifier depuis trop longtemps aux devoirs ingrats de la vie politique ». Quant à la demande relative à Saint-Étienne-le-Vieux, il a peu d’influence sur la Commission des monuments historiques mais fera son possible pour satisfaire les amis « de la gloire passée d’un pays, qui certes ne produira plus des monuments comme ceux que nous voyons chaque jour disparaître »...
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Benito MUSSOLINI (1883-1945) "le Duce", chef du Fascisme et homme d'État italien :
L.A.S. (minute) ; 1 page in-4 au crayon avec quelques corrections ; en français.
Il remercie cordialement son correspondant de sa dépêche, « qui me rappelle le troisième anniversaire des patriotes de Rome qui ont très bien répondu à nos directives de collaboration amicale et je partage complètement vos propos pour ce qui concerne le futur de cette collaboration entre nos trois pays ».
Félix Tournachon, dit NADAR (1820-1910) photographe et dessinateur :
L.A.S., [vers 1854 ?], à Eugène FROMENTIN ; 1 page in-8.
« Aide Madame Ballue dans la vente que nous lui organisons. Nous avons bien besoin de toi et réellement c’est bonne œuvre »... ON JOINT une carte de visite avec 2 lignes autogr., signée N., présentant ses meilleurs souhaits à Catulle MENDÈS.
Louis d’Orléans, duc de NEMOURS (1814-1896) second fils de Louis-Philippe, il s’illustra en Algérie :
L.A.S. « N », 1er mai 1846, au général AUPICK ; 1 page in-8.
Il souhaite s’entretenir demain matin avec lui, avant de voir le ministre de la guerre au Conseil : « je voudrais avoir votre avis sur une question qui a de l’importance et qui intéresse le service de Paris »…
Carlotta PATTI (1835-1889) cantatrice italienne :
L.A.S., Londres 17 septembre 1866, à Joseph d’ORTIGUE ; 2 pages et demie in-8 à son chiffre.
Lettre au célèbre critique musical des Débats. Elle prend la liberté de lui écrire en français, sachant qu’il préfère sa langue à toute autre, et « persuadé d’avance que votre indulgence voudra m’éxcuser mon français impossible. Je vous remercie, comme on remercie le bon Dieux, quand il donne une faveur ; votre analise sur mon pauvre talent à été tellement charmant, que tout les journaux d’Italie France et Angleterre l’ont réproduit, et ça m’a fait une grande réputation. J’en réssante le bien fait même cette année dans les concerts Mellon, et par les demandes que je reçois de toutes les cotés. […] vous estes ma Providence »…
Jean PAULHAN (1884-1968) écrivain :
L.A.S., [Villefranche] mercredi [12 avril 1916], à Louis de GONZAGUE-FRICK ; 2 pages in-8, enveloppe.
... « Votre Barrès est merveilleux. Je ne l’avais pas "entendu", avant-hier, aussi complet, aussi constant, aussi juste. Maintenant, attendons de pied ferme la Vie de Maurice Barrès ’ »... Le convalescent se dit « mieux, et après une assez mauvaise journée commence à entrevoir la fin de cette "bronchite grippale" (mais le médecin m’a révélé, pour moi seul, un mot plus délicat en rhino.....). J’ai été bien touché et heureux de votre visite »...
Charles PÉGUY (1873-1914) écrivain :
L.A.S., 12 août 1913, à Edmond FLEG ; 1 page et demie in-12 (comptes au crayon au dos).
… « ta deuxième lettre me plonge dans un marasme. J’avais tout amorcé chez Ollendorff pour un trois cinquante. Enfin nous aviserons en septembre »…
Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de PENTHIÈVRE (1725-1793) amiral, grand-veneur, gouverneur de Bretagne :
L.A.S., Fontainebleau 23 juillet 1784, au comte d’ANGIVILLER ; 1 page in-8.
« Je saisis le premier moment dont je peux disposer, Monsieur, en allant d’une de mes terres appellée Chateauvillain, à une autre nommée Chateauneuf sur Loire : pour vous marquer combien je suis sensible, a la lettre que vous vous estes donné la peine de m’écrire [...] ; il est vrai que j’avois esté surpris d’apprendre qu’on abbattoit une partie du chenil du Roi à Versailles »...
Dominique PÉRIGNON (1754-1818) maréchal d’Empire :
L.A.S., Montech 19 ventôse VII (10 mars 1800), au général MILET-MUREAU, ministre de la Guerre ; 1 page et demie in-fol.
Le délabrement de sa santé ne lui permettait pas de répondre à sa nouvelle affectation du 27 vendémiaire dans l’Armée d’Italie, bien qu’il ait été fort touché de cette preuve de confiance du Directoire Exécutif. Ne pouvant se rendre au quartier général de Milan qu’au printemps, il avait demandé dans ce sens un délai qu’il avait apparemment obtenu. Or, ses remèdes ont été efficaces, et il s’empresse de faire part au ministre que « je serai prêt à partir pour telle destination qu’il vous plaira de me donner »… Il demande à toucher ses appointements chez le payeur de la Haute-Garonne à Toulouse…
Philippe PÉTAIN (1857-1951) maréchal, chef de l’État français :
L.A.S., 14 juillet 1929, [à son amie Mme GIRARD] ; 2 pages obl. in-12 à son en-tête Le Maréchal Pétain.
Il la remercie de ses félicitations [sur son élection à l’Académie française, le 20 juin]. « Je vois presque chaque jour, lorsque je suis à Paris, le docteur MÉNÉTREL. Les médecins sont devenus moins inquiets, mais aucune imprudence n’est à commettre. Vous vous préparez à passer un bon été. De mon côté, je vais continuer mes tournées à travers la France par le soleil et la pluie. Ne m’oubliez pas auprès de nos amies communes »…
Charles-Antoine-Guillaume PIGAULT-LEBRUN (1753-1835) romancier et auteur dramatique :
L.A.S., Paris 8 frimaire X (29 novembre 1801) ; 1 page in-4.
« J’ai appris hier par hazard que la partie adverse de mes freres avait appellé du jugement du tribunal de commerce et que l’affaire doit être jugée le 11 courant. Je n’ai pas le tems d’ecrire a Calais et d’en recevoir réponse avant ce terme ; mais je vous engage au nom de mes freres, en me portant fort pour eux, a conclure a la suppression du mémoire imprimé comme calomnieux et diffamatoire et de plus de demander des dommages interêts »...
Edmond PILON (1874-1945) poète et critique :
POÈME autographe signé, Billet à Camargo ; 1 page in-4.
Joli poème galant composé de 5 quatrains, évoquant la danseuse CAMARGO (Marie-Anne de Cupis de CAMARGO, 1710-1770).« Madame qui dansez ce soir sous les tilleuls,
Under den linden, laissez-moi vous dire
Que la belle d’amour, pour qui je soupire
Est comme vous charmante, et comme vous très belle »...
P.D. Parfouru, dit POREL (1842-1917) acteur et directeur de théâtre :
3 L.A.S., 1902 et s.d., [à Catulle MENDÈS] ; 2 pages in-8 et 2 pages obl. in-12 à en-tête Théâtre du Vaudeville.
26 avril 1902. Il le remercie de l’article sur son nouveau spectacle. « Il y a des compliments que je chercher toujours à conquérir ce sont ceux des artistes et parmi eux, ceux qui me viennent de vous me sont extrêmement doux »... « Voilà la question des répétitions générales enfin terminée. Chez moi je ferai en sorte qu’on ne revienne jamais à la cohue. Deux cents personnes, trois cents au maximum, voilà tout ! C’était votre avis quand nous avons parlé de cela, c’était le mien, une fois de plus nous nous sommes cordialement rencontrés »...
Charles André POZZO DI BORGO (1764-1842) homme politique et diplomate, ennemi de Napoléon, il se mit au service de la Russie :
L.A.S. ; 1 page petit in-4.
« Je vous suis bien reconnaissant de la peine que vous voulés bien vous donner en m’offrant de passer chez moi avec l’ouvrage contenant la description de l’Egypte : je me trouverai chez moi aujourd’hui a 4h ou bien demain mardi à 10h du matin si cela vous convient d’avantage »...
Pierre Joseph PROUDHON (1809-1865) le grand écrivain et théoricien politique :
L.A.S., [1851], à Messieurs GARNIER frères, ses éditeurs ; demi-page in-8.
« Je vous envoie, par M. Dessirier, le Post-scriptum manuscrit de la 3e édition des Confessions. Veuillez l’envoyer de suite à l’imprimeur, et pressez l’exécution »...
Philippe QUINAULT (1635-1688) poète et auteur dramatique, librettiste de Lulli :
P.S., Paris 23 juin 1677 ; 1 page obl. in-8 sur vélin, cachet fiscal Généralité de Paris.
Quittance des rentes de l’Hôtel de Ville : « Je Phelippes QUINAULT Conr du Roy et auditeur ordinaire en sa Chambre des Comptes a Paris soubs signés confesse avoir receu [...] a la somme de quatre vingts dix huict livres sept sols pour le second quartier de la presente annee [...] cause de trois cents quatre vingts treize livres six sols de rente constituée le dernier decembre mil six cent trente cinq sur les gabelles dont je suis content »...
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Maurice RAVEL (1875-1937) compositeur :
L.A.S., 11 avril 1916, à sa marraine de guerre Mme Fernand DREYFUS [la mère du compositeur ROLAND-MANUEL] ; 1 page obl. in-8, adresse (Carte en franchise, Correspondance des Armées de la République).
LETTRE DU SOLDAT RAVEL. Son camarade de chambre et lui se sont régalés de la bouillabaisse envoyée par Mme Dreyfus et qui les a changés de l’ordinaire... « Mission avant hier. Transporté 8 sergents à X... Nous avions projeté en route d’aller jusqu’aux tranchées. Arrivés là-bas, hélas ! l’heure tardive obligea la prudence à l’emporter sur la curiosité. Cela à cause d’une panne, dont j’ai mis trop longtemps à découvrir la cause »...
Hippolyte RAYNAL (1805-1864) poète :
3 L.A.S. dont une avec POÈMES, Bordeaux et La Bastide 1851, à Mgr DONNET, archevêque de Bordeaux ; 7 pages in-4.
CURIEUX ET RARE DOSSIER de celui qu’on a appelé « le Jean Genet du XIXe siècle ». Il parle d’une rude lance rompue en faveur de Monseigneur et qui n’a laissé personne debout. Sa difficile situation lui donne envie de laisser monter le fiel qui lui brûle le cœur après tant de sacrifices inutiles, alors qu’il a meurtri et refoulé ses tendances les plus profondes, « mes ailes de poëte je les voudrais accommodées en abattis »... Il propose à son correspondant d’inciter ses fidèles les plus coupables à acheter en expiation la petite publication qu’il a fait paraître, ce qui le sauverait de la misère. Il a dû faire fondre la médaille que lui a décernée l’Académie de Bordeaux. Il lui est impossible de trouver un emploi à Bordeaux. En décembre, installé à La Bastide, il est toujours dans une terrible précarité. ...« la situation équivoque du chef de l’état empêche même les pétitionnaires de recourir aux écrivains de mon espèce ». Il est prêt à chanter en public, guitare en sautoir : « Sauvons-nous par la farce quand la dignité semble ridicule ». Il lui adresse pour ses étrennes DEUX POÈMES dont l’un lui a valu d’être traité d’Anacréon, Le Papillon, et Notre Dame de Bérulle...
Pierre-François RÉAL (1757-1834) homme politique, il déjoua la conspiration de Cadoudal et fut préfet de police sous l’Empire :
L.A.S., Paris 28 décembre 1808, à Jacques-Fortunat SAVOYE-ROLLIN, préfet de la Seine-inférieure ; 2 pages in-4, adresse.
Lettre « confidentielle ». « Sa Majesté a demandé […] à Son excellence le ministre de la Police générale deux sujets instruits, probes, actifs et experimentés pour diriger la police de Madrid et de Lisbonne. Son Excellence m’a invité à lui présenter le plus promptement possible une liste de candidats. […] Vous avez connu, vous avez pratiqué M. LIQUET. Je m’adresse à votre excellent esprit, et au tact sûr et exercé que nous vous connoissons confiez-moi votre pensée ; elle sera pour moi seul. Si votre opinion est favorable à M. Liquet, je vous prie de lui parler des vues de son excellence. Il devra garder le secret »…
Jean-François REUBELL (1747-1807) conventionnel (Haut-Rhin) et membre du Directoire :
L.A.S., Paris 28 brumaire IV (19 novembre 1795), au représentant du Peuple CAMBACÉRÈS, membre du Conseil des 500 ; 2 pages et demie in-4, adresse avec contreseing autogr. « Directoire Executif ».
SUR LA SITUATION FINANCIÈRE CATASTROPHIQUE DE LA FRANCE. « Tous les micmacs en finance […] imaginés par nos sublimes banquiers et faiseurs d’affaires ne nous tireront pas d’embaras. Je ne vois qu’une porte pour sortir de tout cela. 1° la contribution de 400 millions especes telle que je l’ai gradué dans la note que je t’ai fait remettre hier par BOUDIN, et 2° la vente des forêts qui absorbera tous nos assignats. […] J’aurai tout le tems d’attendre la rentrée des impositions qu’on retablira en nature et en especes, et je me moquerai de touttes les puissances coalisées de la terre, dès qu’elles apprendront que nous avons du numeraire pour se battre. Nous aurons la paix du continent dans deux mois. Et avec les forets qui feront disparoître pour toujours les assignats dont on briseroit la planche, nous aurons payé nos dettes, et on nous reprochera pas de banqueroute »…
Pierre RICHARD-WILLM (1896-1983) acteur :
PHOTOGRAPHIE avec DÉDICACE autographe signée, 1944, à Mlle Yvette Pichon ; carte postale (photo Teddy Piaz).
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Armand-Jean du Plessis, cardinal de RICHELIEU (1585-1642) le grand homme d’État et ministre de Louis XIII :
L.S., Chaulnes septembre 1641, au Surintendant des Finances [Claude BOUTHILLIER] ; 3/4 page in-fol.
AU SUJET DES MAÎTRES DES POSTES. « Puisque Messieurs des Finances n’ont pas estimé a propos pour eviter les consequences, de donner l’exemption des tailles aux Mes des Postes, mais seulement de leur augmenter leurs gages de cent francs, je fais ce billet a Monsieur le Surintendant pour le prier de leur faire donner les expeditions qui sont necessres pour les faire jouir de cette grace, moyennant laquelle lesd. Mes des Postes qui vouloient abbandonner leurs charges, promettent de mieux servir qu’ils n’ont fait par le passé. Cette affaire est de telle importance qu’on ny scauroit pourvoir trop tost »…
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Manon Philipon, Madame ROLAND (1754-1793) l’égérie des Girondins, elle fut guillotinée :
L.A., mardi au soir [Paris entre 1782 et 1784], à son mari, Jean-Marie ROLAND DE LA PLATIÈRE, inspecteur général des manufactures de Picardie, à Amiens ; 5 pages in-4, adresse.
LONGUE ET TRÈS INTÉRESSANTE LETTRE parlant de l’Encyclopédie méthodique, de l’Essai sur la physiognomonie de LAVATER, du magnétisme et de l’électricité selon l’abbé NOLLET, Benjamin FRANKLIN et leur ami François LANTHENAS. Elle rend compte de sa démarche auprès de l’éditeur PANCKOUCKE, qu’elle trouve « fort honnête, aussi empressé et tout autant brouillon », et qui a fini par accepter d’adresser les épreuves et la copie à Amiens, pourvu que les frais de port d’excèdent pas un certain prix… Elle est en relation avec STOUPE, CELLOT et PRAULT [libraires] au sujet de leurs contributions, elle corrige des épreuves et copie des mémoires, elle a aiguillonné l’imprimeur... « Le frere » [le naturaliste BOSC] a tenté un marché auprès d’un libraire de la rue Saint-Honoré, lequel a répondu : « oui, cela est bon, mais cela ne se vend pas ; je ne saurois m’en charger ; à la bonne heure si c’étoit le voyage de Sherlok. […] Je ne m’en étonne point. Il faut pour jouir de ton ouvrage que tu te transportes dans la génération suivante où les savans le rechercheront, pour les faits et les choses ; quant à présent, l’homage des journaux, l’aveu général de bonté, c’est tout ce que tu dois attendre : il y a tant de livres plus légers et plus amusans pour le grand nombre qui ne se fatigue pas à penser ! »… Elle a lu le premier volume de LAVATER, « auteur suisse qui n’a point le génie et le savoir de WINKELMANN, mais qui a en quelquefois la chaleur et la tournure. Son ouvrage sur la Physiognomonie est […] rempli de gravures singulièrement intéressantes ; d’observations fines, de vues neuves, de caractères bien choisis pour servir d’exemple en explication de ses idées, de descriptions frappantes ; il attache, il fait penser ; il ouvre une nouvelle carriere à l’imagination qu’il échauffe. C’est un homme doux, dont l’ame pure et sensible se livre à l’enthousiasme et anime ses expressions du plus grand amour du bien. On peut lui reprocher de trop divaguer, de ne pas rapprocher, et serrer les principes, mais c’est un ouvrage neuf sur une science toute aussi neuve et très piquante »… Au cours de M. Le Roy, on n’a pas encore parlé de magnétisme : « c’est, jusqu’à présent, à mon avis, un barbouillage des anciennes notions répettée avec de nouveaux mots ; ce n’est pas simplement l’électricité affluente et effluente de l’abbé NOLLET, ni l’électricité en plus et l’électricité en moins du doctr FRANKLIN ; c’est l’électricité positive ou effluente, et l’électricité négative ou affluente. De ces belles différences, on établit une marche, on observe des effets qu’on explique avec une nouvelle tournure. M. LANTHENAS me rendoit l’autre jour l’explication qu’on avoit donné des mouvemens de la poudre semée sur un gâteau de résine ; et moi qui n’y entend guère, j’ai pourtant trouvé que cela s’expliquoit tout aussi bien par les données de Franklin et ses suppositions. En vérité, je me croirois quasi docteur au milieu de ces raisonneurs »…
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Gioacchino ROSSINI (1792-1868) compositeur :
P.A.S., [1844] ; 1 page obl. in-8 (traces de colle au dos) ; en italien.
À propos du chœur écrit pour le tricentenaire du Tasse [Santo Genio dell’Italia Terra], sur une poésie du comte MARCHETTI, Rossini affirme les droits de propriété du compositeur et du librettiste, et précise les conditions à observer lors de la copie, afin d’éviter des copies frauduleuses. Enfin il donne des instructions pour l’interprétation du chœur, recommandant davantage de harpistes, ou à défaut, deux pianos…
Jean ROSTAND (1894-1977) biologiste :
L.A.S., Ville d’Avray 28 octobre 1946, à Dominique BRAGA ; 4 pages in-8.
Il ne pense pas que le livre puisse entrer dans sa collection Avenir de la science, à cause de sa longueur, « et surtout parce que cette collection ne donne actuellement que des ouvrages de science pure et spécialisée », mais peut-être l’ouvrage pourrait-il prendre place dans la « Bibliothèque des Idées » : « Je suis à votre entière disposition pour en parler à QUENEAU ou à PARAIN »… L’édition est aujourd’hui difficile en France : « on retarde tout ce qui n’offre pas un intérêt d’actualité (politique, d’abord) »… Du reste, il n’est pas du tout sûr d’être l’homme qu’il faut pour la préface : « Un médecin peut-être ? Et pourquoi pas vous-même ? »…
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Georges ROUAULT (1871-1958) peintre :
MANUSCRIT autographe, En avant des lettres à Suarès ; 10 pages in-4.
Beau texte sur André SUARÈS, destiné à servir de préface à une édition de leur correspondance (Rouault a publié un témoignage « Sur Gustave Moreau » sous forme de lettres à André Suarès dans la revue L’Art et les artistes en avril 1926). Le manuscrit est surchargé de ratures et corrections ; la dernière page, écrite par sa fille, est corrigée par lui, avec les quatre lignes finales de sa main. « A son lit de mort le poëte solitaire fut enfin célébré. […] Vous n’aviez pas que je sache une très forte inclination pour la peinture de Gustave Moreau […] dès que j’ouvris la bouche à notre première entrevue je fus frappé de votre compréhension si vive. Vous avez su voir quel esprit illuminé par l’art, quel père spirituel nous avions perdu »… Rouault évoque le souvenir de Gustave MOREAU, et sa leçon : « Il nous a appris à discipliner notre volonté sans méthode préconçue, à avoir respect de certaine vision intérieure – il nous donna le goût d’un "je ne sais quoi" d’assez relevé et rare qu’on peut chérir tout autant que la plus palpable réalité »… Plus loin, Suarès s’en prend aux critiques : « Tous se croient sens critique pesants soupesants Racine Stendhal Verlaine Baudelaire qui ne pèsent pas lourdement je vous assure les jugeants ils se jugent eux-mêmes sans s’en douter. […] Je me suis tu trente ans cher Suarès et aujourd’hui encore je me demande si vraiment j’ai eu raison de parler »… Il célèbre l’harmonie et le rythme secret de la vie, l’ordre intérieur, le culte de la beauté qui unissent les vrais artistes… ON JOINT le texte de ses deux premières lettres à André Suarès en copie, avec de nombreuses corrections et additions autographes.
Michel-Nicolas Balisson, baron de ROUGEMONT (1781-1840) auteur dramatique et chansonnier :
POÈME autographe signé, Le Petit Epicurien, [1809] ; 2 pages et demie in-4.
Chanson à boire en cinq strophes :« Mes amis, si je dois croire
Ce que l’on m’a dit souvent
Mon premier soin en naissant
Fut de demander à boire »...
Joseph ROUMANILLE (1818-1891) poète provençal et libraire :
L.A.S., Avignon 8 décembre 1887 ; 1 page in-8 à son en-tête.
« J’ai en ce moment, la rareté dont vous désirez savoir le prix : une collection complète de l’Armana prouvencau ; il nous est désormais très difficile, pour ne pas dire impossible, de collectionner cela, les premières années ayant été tirées à petit nombre et les collectionneurs étant de plus en plus nombreux »… Il propose les 34 années de 1855 à 1888 au prix net de 65 francs, franco de port…
Pierre-Paul ROYER-COLLARD (1763-1845) député de la Marne aux Cinq-Cents dont il fut éliminé après le 18 fructidor, agent royaliste, philosophe, député, brillant orateur et chef des doctrinaires sous la Restauration :
L.A.S., mercredi 17, au comte de MONTLOSIER ; 1 page in-8, adresse.
Il serait heureux de le revoir, « et je vous écouterai, comme je vous lis, avec l’attention qui vous est due »…
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